Stop Motion


Dans le cadre de ma formation continue en tant que Personne Ressource en informatique, j‘ai choisi comme projet de validation, de m‘attaquer à l’application « Stop Motion » sur iPad. En effet, il y a déjà plusieurs années, j’avais déjà testé une application sur le même principe « I can Animate » en créant un petit film avec un seul personnage. Cette application s’utilisait sur un ordinateur Mac et il m’a fallu acheter 2 petites caméras que j’avais montées sur 2 socles en bois de 2 hauteurs différentes. J’ai donc entamé un travail en classe un peu ambitieux je l’avoue et qui m’a mis légèrement dans le stress.
J’ai donc eu la bonne idée de travailler sur les capacités transversales : français, arts visuels, travaux manuels, mathématiques, mitic et vivre ensemble.
Je ne me suis pas rendu compte tout de suite de l’ampleur de la tâche.
J’ai donc commencé par faire inventer un conte collectif sur le thème de l’Afrique à mes élèves, en mettant celui-ci en lien avec la venue de Mireille Keita et son projet sur la diversité culturelle.
Première leçon : faire comprendre comment on crée un film d’animation ou un dessin animé. Les enfants ont très vite saisi l’importance du nombre d’images par seconde pour rendre le film fluide, sans à coup. Ils ont été estomaqués par le nombre incroyable d’images nécessaires à la réalisation d’un film comme pour Disney, c’est-à-dire entre 24 et 27 images par secondes. Ils ont pris conscience du temps nécessaire à la réalisation d’un tel projet. Il est bien clair que travailler sur 24 images secondes était impensable pour réaliser notre film. On est donc partis sur 5 images à la seconde, ce qui est déjà énorme.
Deuxième leçon : on a commencé par se mettre d’accord sur le lieu du conte, les personnages et leurs prénoms africains tirés de la famille de certains de mes élèves.
Troisième leçon : on a discuté des personnages principaux, ainsi que des personnages secondaires. On a commencé par les descriptions de ceux-ci et des lieux. Il a fallu s’accorder pour le déroulé de l’histoire. Ceci a été un peu plus compliqué à mettre en place, ce qui fait que j’ai dû le terminer à la maison pour éviter une prise de tête entre certains enfants. La fin du conte a mis tout le monde d’accord, fort heureusement.
Quatrième leçon : il a fallu dessiner les personnages, le village, choisir les personnages fixes et ceux qui allaient bouger. Ensuite, il a fallut désigner qui allait quoi faire. Tout s’est fait dans le calme et la sérénité. Les enfants étaient ravis de réaliser cette activité.
Cinquième leçon : j‘ai préparé les prénoms des élèves à l’ordinateur pour le générique, ainsi que les mots nécessaires à celui-ci. Chaque enfant a colorié le sien, puis l’a découpé proprement.
Sixième leçon : j’ai séparé le conte en 8 parties. Les enfants qui se sont proposés à la lecture, ont travaillé le texte en classe et à la maison. Je les ai ensuite enregistrés dans un lieu « silencieux ». À la maison, j’ai effectué le nettoyage des enregistrements avec le site « La digitale », puis l’application « Audacity » afin que ceux-ci soient compatibles avec « Stop Motion ».
Septième leçon : cette partie a été la plus longue et la plus difficile. Elle s’est déroulée sur plusieurs jours. Il a fallu commencer par « scénariser » le conte en 8 parties tout en respectant au mieux la longueur des interventions de lecture.
Les enfants ont dû, par groupe de 3, se mettre d’accord sur quels personnages (animaux ) devaient entrer, bouger. Ils devaient aussi penser à animer tout ce qui pouvait être mobile sur le fond. Cela n’a pas toujours été facile et sans quelques accidents techniques (le trépied qui bouge, des mains qui apparaissent, la luminosité changeante, j‘en passe et des meilleures) . Ils ont dû gérer sans je sois obligée d’intervenir à chaque fois. Ils se sont bien débrouillés et surtout, il n’y a eu aucun conflit. Tout a roulé comme sur des roulettes. Je suis fière d’eux.
« Huitième leçon » : j’ai du me résoudre à la réalisation du générique hors temps école, car j’arrivais au bout de mon temps disponible. Mais il va sans dire que les enfants auraient été capables de le faire en suivant mes consignes.
Les enfants ont donc bien compris qu’il fallait un grand nombre d’images pour arriver au bout du conte. Arrivés aux ¾ du film, on s’est rendu compte qu’il était nécessaire de calculer le nombre d’images à réaliser en tout par rapport à la longueur du texte. On a pris en compte le nombre d’images utilisées par seconde et on est arrivés au résultat d’environ 1300 images (1401 exactement avec le générique).
Pour ma part, j‘ai réalisé le montage du conte sans les élèves, en y ajoutant les enregistrements des enfants directement dans l’application « STOP MOTION ». J’ai déposé le texte sous les bonnes images.
J’ai aussi rajouté une petite musique créée par mon mari pour donner un peu de vie et de relief à cette histoire.
Par contre, il était plus simple et plus facile d’utiliser « iMovie » sur mon ordinateur pour ajouter cette musique et de terminer ainsi le montage. Cela ne m‘a pas pris beaucoup de temps.
Les enfants ont eu du plaisir à utiliser cette application. Ils ont beaucoup appris, autant sur le plan informatique, qu’en français, en mathématiques et sur le plan relationnel.
Bravo, bravo, bravo 👏👏 😍😍 et merci pour votre engagement, vous pouvez être fiers du résultat 😁😁.

Corinne, enseignante

😍Notre studio d’enregistrement😍

Lundi 22.04.24

Premières recherches et premiers dessins

Les dessins ont pris du temps

On commence à découper les personnages qui ont été réalisés entre 3 et 4 fois dans des positions différentes. Pour les rendre mobiles, on a utilisé des agrafes parisiennes.

Les finitions prennent du temps. On a parfois oublié quelques détails, des objets,…

On commence le film

On arrive enfin « au bout ». Le reste, je vais le faire.

Enregistrement de la musique en live

J’adooooore 😍😍😍😍 !!!

Dernière mise à jour, mardi 11 juin 2024 à 19:46.

Laisser un commentaire